*
Il y a des jOurs où rien ne nous arrête. A peine levé, on sait que ce sera une bonne journée, parce qu'on aperçoit le soleil par les velux, qui diffuse ses rayons tièdes sur notre visage. On se lève de bonne humeur, on descend pour prendre sa douche, en vitesse, on avale un petit déj et on est content d'aller en cours (enfin presque, faut pas pousser). Mais quand même! On a des choses à raconter à ses potes, on a envie de se marrer. Alors dans le train, le trajet de deux heures nous paraît même agréable, et on se prend à sourire tout seul, sans raison.
D'ailleurs les gens nous regardent, comme si on était un alien. On doit avoir un peu l'air bête, c'est vrai, à sourire dans le vague, au fil de nos pensées, mais bon... On est bien, tout simplement.
__________________________
Y'a des jours, j'vous jure... On devrait rester dans notre lit. Ce connard de réveil nous indique qu'on va passer une sale journée. Il a plu toute la nuit, et bien sûr, il se remettra à pleuvoir juste au moment où on sortira en courant de chez nous pour attraper le bus... que bien sûr on ratera. Encore heureux, comme on a le permis, on rentrera en courant pour récupérer nos clés de voiture qu'on a oubliées à la maison. Quand on arrive enfin à la gare, toujours en courant (parce qu'il n'y avait pas de place pour se garer), on est soulagé de se poser dans le train. On fait la gueule, comme tout le monde, parce qu'on pense au soir qui n'arrivera jamais, et à la pluie qui va nous plaquer les cheveux sur le visage.
Par malheur, on croise le regard niais d'une nana qui sourit comme une conne. Elle nous rappelle qu'on fait la gueule, et on la tire encore plus, ce qui nous met encore plus sur les nerfs.
__________________________
Alors on sort son mp3, et on s'engouffre dans un demi-sommeil comateux, en écoutant une musique qui nous transporte loin, dans nos souvenirs, qui nous fait entrevoir la vie d'un autre...
Cette
musique pour moi, c'est celle-ci:
Version de José González
* Version de Massive Attack
* E N J O Y